Logo weiterlesen.de
Cover zur kostenlosen eBook-Leseprobe von »Un historien dans la cité«

Leseprobe vom

Un historien dans la cité

Les Presses de l'Université d'Ottawa | Amérique française


À la fois témoin et acteur des grandes transformations socio-identitaires qui ont marqué l’Ontario français depuis la fin des années 1960, Gaétan Gervais est aussi connu à titre de créateur du drapeau franco-ontarien en 1975.

Les divers lieux d’enracinement de sa pensée sont étudiés depuis le Sudbury français des années 1940 et 1950, en passant par le contexte de mutations culturelles, politiques et historiographiques des décennies d’après-guerre. L’étude s’étend au contenu des écrits de l’historien ainsi qu’à ses interventions dans les sphères publique et gouvernementale de l’Ontario et de la francophonie canadienne, notamment au regard de l’éducation postsecondaire.

L’analyse fait ressortir les paramètres structurants de sa pensée et montre comment celle-ci opère dans l’espace propre au milieu minoritaire francoontarien. Elle fait apparaître l’historien comme l’une des principales figures énonciatrices d’une représentation identitaire axée sur une continuité référentielle avec la mémoire du Canada français historique.

---

Portrait d’un défenseur de l’identité franco-ontarienne 

Il n’y a pas que le Québec francophone qui est aux prises avec la question identitaire, la communauté franco-ontarienne de

même. Et qui cherche à prendre sa place dans la mouvance de la mondialisation. Il y aurait bien des avenues pour parler des

enjeux auxquels est confronté le fait français en Ontario. L’historien François-Olivier Dorais a privilégié la vie et

l’oeuvre de Gaétan Gervais une figure marquante du combat pour la défense de la francophonie dans la province voisine. Il

n’est pas connu comme il se doit au Québec. Un historien dans la cité rend justice à cet homme de droiture animé d’une ferveur

sans pareille pour que le fait français demeure bien vivant chez lui.

 

---

Un des penseurs les plus influents de l’Ontario

français a fait l’objet d’une «biographie intellectuelle» intitulée Un

historien dans la cité : Gaétan Gervais et l’Ontario français. Cet essai de François-Olivier Dorais demeure un jalon

majeur de l’historiographie de l’Ontario français, voire du Canada français. 

---

L’étude historiographique que propose

M. Dorais dans Un historien

dans la cité, une adaptation de sa

thèse de maitrise, se veut aussi une

analyse de l’engagement

de l’intellectuel en milieu

minoritaire. «L’expérience

de la minorisation

et de la fragilité des communautés

minoritaires

pose chez les intellectuels

plus qu’ailleurs la

nécessité de justifier leur

existence dans l’espace et

dans le temps.

---

Cette étude de François-Olivier Dorais, doctorant en histoire à l’Université de Montréal, ne présente pas l’homme, l’historien sudburois, mais plutôt sa pensée et comment elle a évolué au fil d’une carrière d’un demi-siècle pour influencer d’autres chercheurs et intellectuels ainsi que l’identité franco-ontarienne. (...) La pensée de Gaétan Gervais demeure d’actualité. La revendication de l’université de langue française continue et vit une autre étape critique. Le conseil de planification pour cette université, dirigé par Dyane Adam, doit déposer prochainement son rapport à ce sujet.

---

Alors que le lecteur pourrait s’attendre à l’un de ces ouvrages très académiques avec la lourdeur qui les caractérise, l’auteur, de par son style, clair et précis, et son intention première de partager sa lecture du cheminement d’un historien, parvient à stimuler et à soutenir notre intérêt pour cet historien marquant de l’Ontario français. (...) Le lecteur trouvera certainement beaucoup de satisfaction dans la lecture des nombreux extraits provenant de publications ou d’interventions de Gervais. (...) Pour conclure, cet ouvrage de Dorais devrait être un outil de compréhension de l’Ontario français pour toute personne qui vibre avec cette collectivité.

---

« une plume alerte et élégante (…) une réflexion féconde (…) un ouvrage appelé à devenir une référence sur l’histoire intellectuelle de l’Ontario français, et de l’un des derniers grands penseurs du Canada français. »

---

François-Olivier Dorais est doctorant au Département d’histoire de l’Université de Montréal.

 
Leseprobe lesen
Web-Ansicht
Download
EPUB
Kaufen

Cover zur kostenlosen eBook-Leseprobe von »Les fables canadiennes de Jules Verne«

Leseprobe vom

Les fables canadiennes de Jules Verne

Les Presses de l'Université d'Ottawa | Amérique française


En trois décennies, du début des années 1870 au

tournant du XXe siècle, Jules Verne écrit trois romans

couvrant plus d’un demi-siècle d’histoire canadienne. 

Si ce triptyque peut être saisi dans le processus global

de la création vernienne, il forme en même temps une

entité à part entière, un formidable révélateur de la

place du Canada et du Québec en France. Cette place

est relative : elle dépend beaucoup de ses interactions

avec l’Angleterre et les États-Unis. 

Plusieurs oeuvres de Verne, depuis Les Aventures du

Capitaine Hatteras, publiées au milieu des années 1860,

s’attachent à comparer les réactions de personnages

anglais et américains. Il en ressort in fine une rivalité des

deux pays, comme dans les romans canadiens Le Pays

des fourrures (1872-1873) et Famille-Sans-Nom (1889).

Le conflit anglo-américain explique les connivences

entre Canadiens français et Américains, dont font état

ces deux romans. 

Or, à la fin de sa vie, Verne remanie ce système

d’alliance. Dans Le Volcan d’or, rédigé en 1899-1900,

les relations vont diamétralement changer : Canadiens

français et anglais, tous honnêtes gens en quête

de l’or du Klondike, s’unissent contre des Américains

originaires du Texas, délinquants notoires et redoutés. 

Comment analyser ce retournement? Quelle clé

offre-t-il pour comprendre, à une plus vaste échelle,

les images du Canada et du Québec qui prévaudront

dès lors en France?

Ce livre est publié en français.

-

Over the course of three decades—from the early 1870s to the turn of the 20th century—Jules Verne wrote three novels covering more than half a century of Canadian history. 

While this triptych is undoubtedly located within the Vernian corpus, it nevertheless constitutes a body of work in its own right, a powerful testimony to the place that Canada and Quebec occupied in France. This place was relative, however, dependent on interactions with England and the United States. 

Several of Verne’s works beginning with the publication of The Adventures of Captain Hatteras in the mid-1860s compare English and American characters. Ultimately, the rivalry that emerges between the two countries is further developed in the Canadian novels The Fur Country (1872–1873) and Family Without a Name (1889). The Anglo-American conflict explains the affinities between French Canadians and Americans present in both novels. 

Toward the end of his life, however, Verne revisits this alliance. In The Golden Volcano, written in 1899–1900, those relations change diametrically: French and English Canadians, all honest people in search of Klondike gold, unite against the Texans, notorious and feared delinquents. 

How is this reversal to be understood? What clues does it offer for understanding of the depictions of Canada and Quebec that prevail henceforth in France on a broader scale?

This book is published in French.

---

« Dans cet ouvrage dense, bien documenté, solidement raisonné,

Fabre offre une lecture stimulante de trois romans relativement peu connus de

Jules Verne. Les conclusions qu’il en tire intéresseront, au-delà des fans

encore de nos jours nombreux de l’auteur des « Voyages extraordinaires », les

étudiants de l’histoire et du développement du roman populaire et d’aventures

au dix-neuvième siècle, ainsi que, bien sûr, les lecteurs qui se passionnent au

sujet du développement de la représentation du Canada français dans la culture

hexagonale de l’époque. »

---

Peu de gens, à commencer par nous-mêmes à la rédaction, connaissaient l’intérêt que portait le grand écrivain futuriste à notre cher pays. (...) [Gérard Fabre], chercheur au CNRS nous montre à quelles sources le romancier s’abreuvait pour rendre compte au plus près de la situation sociopolitique au Canada et quels étaient l’évolution des rapports au fil du temps entre les canadiens-français, les anglais et les américains. Chapeau à l’essayiste qui lève le voile sur un aspect trop méconnu de la vie de Verne.

---

Gérard Fabre est chercheur au Centre d’étude des mouvements sociaux de l’Institut Marcel Mauss, EHESS/ CNRS. Il s’intéresse aux réseaux intellectuels entre le Québec et la France (universitaires, écrivains, revues et institutions) ainsi qu’aux imaginaires nordiques dans la littérature française.

 
Leseprobe lesen
Web-Ansicht
Download
EPUB
Kaufen

Cover zur kostenlosen eBook-Leseprobe von »Thomas Chapais, historien«

Leseprobe vom

Thomas Chapais, historien

Les Presses de l'Université d'Ottawa | Amérique française


Thomas Chapais est une des grandes figures politiques et intellectuelles canadiennes-françaises du début du XXesiècle. Nommé au Conseil législatif de Québec en 1892, puis au Sénat du Canada en 1919, il a joué un rôle de premier plan dans les débats entourant la réforme du système d’éducation du Québec et dans les crises scolaires du Manitoba et de l’Ontario. 

Pourtant, c’est surtout de l’historien et non de l’homme politique dont on se souvient aujourd’hui. Biographe de Jean Talon et du marquis de Montcalm et auteur d’une importante synthèse d’histoire du Canada, Thomas Chapais formule un récit d’histoire cohérent qui contribue à l’avancement des connaissances et qui alimente d’importants débats historiographiques. Ses travaux forment un jalon essentiel dans l’histoire de la culture intellectuelle du Canada français. L’historien est en effet le dernier grand représentant du loyalisme canadien-français, doctrine qui repose notamment sur une interprétation particulière de la Conquête de 1760. 

Dans cette première étude d’envergure consacrée à Chapais, Damien-Claude Bélanger se penche sur son oeuvre d’historien pour comprendre son émergence, son contexte socioculturel, ses idées fortes, son influence et son destin critique.

Ce livre est publié en français.

-

Thomas Chapais is one of the great French-Canadian political and intellectual figures of the beginning of the 20th century. Appointed to the Legislative Council of Quebec in 1892, then to the Senate of Canada in 1919, he played a leading role in the debates on educational reform in Quebec as well as in the Manitoba and Ontario school crises. 

Notwithstanding, he is mainly remembered today as a historian and not as a politician. Biographer of Jean Talon and of the Marquis de Montcalm, and author of a remarkable overview of the history of Canada, Thomas Chapais weaved a coherent historical narrative, contributing to the advancement of knowledge and to important historiographical debates. Chapais occupies a leading place within the history of intellectual culture in French-Canada. Chapais the historian was indeed the last great representative of French-Canadian loyalism, a doctrine notably based on a particular interpretation of the 1760 Conquest. 

In this seminal work on Chapais, D.C. Bélanger probes the historian’s writings to better understand its emergence, its socio-cultural context, the main tenets of this thought, its influence and its critical legacy.

This book is published in French.

---

(...) solide essai. (...) Damien-Claude Bélanger, spécialiste de l’histoire intellectuelle du Canada français, rend justice à l’oeuvre monumentale de celui qui fut aussi conseiller législatif dans les gouvernements Taillon et Flynn, ministre non élu sous Maurice Duplessis et sénateur. Bélanger ne donne pas raison à Chapais sur le plan idéologique, mais il reconnaît la richesse de ses travaux, qu’il présente et commente avec précision et respect. Il rend, d’une certaine manière, Chapais admirable.

---

C’est au professeur agrégé d’histoire du Canada à l’Université d’Ottawa, Damien-Claude Bélanger, que revient le mérite de revisiter la vie et l’œuvre de celui qui fut l’auteur d’une renommée histoire du Canada, mais qui, on l’oublie, joua un rôle sur la scène politique provinciale et fédérale. Après la Seconde guerre mondiale, il tomba dans l’oubli après avoir fait l’objet de critiques dont un d’esprit partisan. Le biographe remet les pendules à l’heure dans Thomas Chapais, historien en attribuant les mérites réels à ce grand intellectuel du pays.

---

Professeur agrégé d’histoire du Canada à l’Université d’Ottawa et cofondateur de Mens : revue d’histoire intellectuelle et culturelle. Diplômé de l’Université de Montréal et de McGill, ses recherches portent sur la vie intellectuelle du Canada français et sur les relations canado-américaines. Récipiendaire d’un Prix d’excellence en éducation de l’Université d’Ottawa.

 
Leseprobe lesen
Web-Ansicht
Download
EPUB
Kaufen

Cover zur kostenlosen eBook-Leseprobe von »Le

Leseprobe vom

Le " moment 68 " et la réinvention de l’Acadie

Les Presses de l'Université d'Ottawa | Collection Amérique française


Quatre notables acadiens reçus tels des chefs d’État par Charles de Gaulle au palais de l’Élysée. Plus de 2000 personnes qui manifestent dans les rues de Moncton scandant « on veut du français ! ». Une confrontation très médiatisée à l’hôtel de ville entre quatre jeunes résolus et un maire francophobe. Une tête de cochon déposée sur le seuil de sa maison en guise de protestation. L’occupation du plus grand pavillon de l’Université de Moncton par des étudiants armés de boyaux d’arrosage. Voilà quelques images fortes du « moment 68 » en Acadie, des images ancrées profondément dans la mémoire collective des Acadiens.

Le présent ouvrage relate l’histoire du mouvement étudiant de Moncton, qui a été, toutes proportions gardées, l’un des plus importants au Canada au cours des années 1960. La dimension nationaliste de ce mouvement étant déjà relativement bien connue, cet ouvrage, appuyé sur des sources inexploitées, apporte une contribution importante à nos connaissances du « moment 68 », en l’ancrant dans l’histoire de la nouvelle gauche. Il permet ainsi de mieux comprendre la genèse et la nature de ce mouvement qui a conduit à un changement de paradigme politique en Acadie. Car, comme nous le rappelle l’auteur, les actions et les paroles des étudiants acadiens représentent, aussi, une incarnation locale de ce large mouvement qui marque l’histoire contemporaine et qui secoue le Québec comme le Canada, les États-Unis et l’Europe.

---

« Disons d'emblée que l'on ne pourra plus se pencher sur l'histoire du mouvement étudiant canadien ni sur celle du nationalisme acadien sans tenir compte de cette étude. » - Nicole Neatby, Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 69, no 1-2.

---

« L'auteur se donne effectivement un objectif ambitieux, celui de cerner l'évolution de la culture politique du mouvement étudiant acadien en articulant contexte national et influences internationales. Cette ligne directrice [...] est ici davantage qu'une intention d'apparat [...]. Joel Belliveau évite ce piège et réussit, quoique partiellement, à entrelacer les deux échelles ou, pour être plus précis, les quatre échelles: acadienne, canadienne, québécoise et internationale. [...] il est difficile de ne pas trouver son profit avec ce livre. Le lecteur peu au fait de l'histoire acadienne (c'est mon cas) y trouvera des repères introductifs efficaces. Celui qui s'intéresse à l'histoire nationale, à l'histoire politique ou à l'histoire des idées y trouvera des hypothèses stimulantes pour confronter ses perspectives et leur ancrage territorial. Miroir confrontant, l'histoire acadienne le fera réfléchir. » - Daniel Poitras, Bulletin d'histoire politique, vol. 24, no 1.

---

(...) l’historien Joel Belliveau s’est intéressé à la « prise de conscience » de la jeunesse

des années 1960 dans un milieu minoritaire, cette fois au Nouveau-Brunswick. Une partie de ce « moment

68 » avait été immortalisé dans le film L’Acadie, l’Acadie!?! (1971) de Michel Brault et Pierre Perrault ;

plusieurs chapitres commentent d’ailleurs des séquences fameuses de ce documentaire.

Yves Laberge, Nuit Blanche, Septembre 2015

---

« L’historien Joel Belliveau a récemment fait paraître aux Presses de l’Université d’Ottawa Le « moment 68 » et la réinvention de l’Acadie. (…) Pour l’occasion, le Comité de rédaction d’Histoireengagée.ca a invité des militantes et des militants du « moment 68 » à réagir à la publication de l’ouvrage en livrant leurs commentaires critiques sur cette période charnière de l’histoire contemporaine de l’Acadie. Entre recension et témoignage, les billets produits par divers acteurs de l’époque invitent, en soulevant de nouvelles hypothèses, à une relecture du « moment 68 » en Acadie. » - Alain Evan. « Autour d’un livre : le ‘’moment 68’’ et la réinvention de l’Acadie de Joel Belliveau », HistoireEngagee.ca (25 mai 2015), [en ligne].

---

« La lecture de cet ouvrage s’impose, à mon sens, pour deux principales raisons. Il s’agit d’abord d’une contribution des plus intéressantes à l’histoire intellectuelle acadienne des années 1960, traversée de nuances, de remises en question et d’allers-retours entre l’Acadie et le monde. Dans la foulée, l’ouvrage permet d’apporter beaucoup de profondeur aux courants idéologiques qui traversent le Nouveau-Brunswick durant les années 1960. Il s’agit ensuite d’un plaidoyer pour la reconnaissance de la place des étudiants dans la société : les étudiants acadiens n’ont pas été à la remorque des idées qu’on leur présentait. Ils ont su les critiquer, en proposer de nouvelles et participer de plein droit à l’ébullition politique de leur temps. Vous me permettrez de conclure en souhaitant que plusieurs politiciens et commentateurs actuels lisent cet ouvrage afin de mesurer la contribution positive que les étudiants peuvent apporter aux débats de leur temps. » - Karine Hébert, Université du Québec à Rimouski, Historical Studies in Education / Revue d’histoire de l’éducation, 27, 2, Automne 2015.

 
Leseprobe lesen
Web-Ansicht
Download
EPUB
Kaufen